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Les employeurs de l’Ontario appuient les régimes de pension agréés collectifs (RPAC), révèle un nouveau rapport.

Le 28 avril 2014

La Chambre de commerce de l’Ontario et les comptables généraux agréés de l’Ontario ont récemment publié un rapport, An Employer Perspective on Fixing Ontario’s Pension Problem, dans lequel ils exposent plusieurs raisons importantes pour lesquelles les employeurs de l’Ontario préfèrent la mise en place des régimes de pension agréés collectifs (les RPAC) à une bonification du régime public existant, le Régime de pensions du Canada (RPC), ou à l’établissement d’un nouveau régime de retraite provincial géré par l’Ontario.

Selon ce rapport réalisé à partir des résultats d’un sondage mené en Ontario et des commentaires de plusieurs groupes de discussion, diverses raisons expliquent pourquoi ces deux options ne vont pas dans le sens des meilleurs intérêts de l’Ontario.

Les employeurs ne sont pas pour la bonification du RPC pour les raisons suivantes :

  • Comme cette option ne cible pas uniquement les personnes ayant besoin d’un soutien additionnel pour se constituer une épargne-retraite, celles dont les besoins en matière d’épargne et de retraite sont déjà satisfaits par la structure existante se verraient imposer inutilement une hausse des cotisations et un fardeau financier additionnel;
  • Au décès du cotisant, l’actif accumulé au titre du RPC n’est pas transférable à ses bénéficiaires, à l’exception d’une prestation de décès unique de 2 500 $. Les personnes vivant plus longtemps profitent davantage de ce type de régime que celles qui décèdent prématurément;
  • Une hausse des cotisations au RPC entraînerait une augmentation du coût de la main-d’œuvre, freinerait l’embauche et nuirait à la compétitivité économique de la province dans son ensemble.

Les employeurs n’appuient pas l’établissement d’un nouveau régime de retraite en Ontario pour les raisons suivantes :

  • Cette option entraînerait possiblement des coûts financiers et administratifs et elle ajouterait à la lourdeur bureaucratique du système de retraite existant;
  • Agissant avec une diligence raisonnable, le gouvernement fédéral et d’autres provinces, soit la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan et le Québec, se sont prononcés pour la mise en place des RPAC;
  • Une structure parallèle en Ontario fragmenterait davantage le système canadien de retraite et rendrait le processus encore plus complexe et coûteux pour les employeurs, en particulier pour ceux qui exercent leurs activités dans plusieurs provinces.

Selon les conclusions du rapport, les employeurs « … privilégient dans une très large mesure les RPAC plutôt qu’une amélioration des programmes publics. Les RPAC, conçus à l’intention des groupes ayant le plus besoin d’un régime de retraite, contribueront à accroître la masse critique dont on pourra tirer parti dans notre secteur des services financiers d’envergure mondiale et permettront aux employeurs et aux employés d’avoir accès à davantage d’options, que ces derniers nécessitent ou non du soutien additionnel à cet égard. Les employeurs pressent le gouvernement provincial d’agir rapidement et d’emboîter le pas aux autres provinces canadiennes qui ont déjà adopté des lois visant la mise en place de ce type de régime. Plus le temps passe, plus l’écart se creuse en Ontario entre ceux qui bénéficient d’un régime de retraite et ceux qui n’y ont pas accès. »

« Le rapport montre que les employeurs veulent des solutions qui favorisent notre compétitivité à long terme au lieu de l’entraver, qui ciblent les groupes ayant besoin d’aide additionnelle sur le plan de l’épargne-retraite et qui consolident la réputation de chef de file mondial de la province dans le secteur des services financiers. Considérant ces aspects et d’autres objectifs, les employeurs sont résolument pour les RPAC », affirme Allan O’Dette, président et chef de la direction de la Chambre de commerce de l’Ontario.

La Financière Manuvie félicite la Chambre de commerce de l’Ontario et les comptables généraux agréés de l’Ontario d’avoir pris l’initiative de consulter les employeurs de la province sur cet important enjeu politique. Les employeurs peuvent jouer un rôle décisif en aidant les Ontariens à épargner pour la retraite. Ils ont clairement indiqué pourquoi, selon eux, les RPAC étaient le meilleur moyen d’améliorer le système de retraite en Ontario et l’option qu’ils préféraient.

Rendez-vous dans le site Web de la Chambre de commerce de l’Ontario pour prendre connaissance du rapport dans son intégralité.